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Témoignage de Isabelle Messier

Vice-présidente, Petit Coulou
Hôpital de St-Jérôme , 2 Cyclophosphamide et 2 Docétaxel aux 3 semaines
2022
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Si vous êtes du type à relever des défis, les casques réfrigérants peuvent en faire partie. Pour moi, c’est une victoire de plus dans mon parcours.
Avant
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Après
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En 2022, lors de mon deuxième diagnostic de cancer du sein, j’ai découvert les casques réfrigérants… la veille même de mon rendez-vous en oncologie. Je ne savais même pas encore si j’allais devoir faire de la chimiothérapie. Nous étions en pleine pandémie. J’ai rencontré mon oncologue le lundi, et le vendredi, je commençais déjà mes traitements. Tout s’est enchaîné très vite. Il a fallu trouver les casques à temps, apprendre leur fonctionnement (avec les vidéos explicatives), comprendre les précautions, les soins capillaires adaptés… Le tout dans un contexte de stress et d’urgence. À ce moment-là, la présence d’un proche à l’hôpital était interdite à cause de la COVID. Pourtant, l’installation et les changements des casques pendant la perfusion nécessitent de l’aide. Grâce à [https://www.linkedin.com/in/sophiereis/](Sophie Reis), que je suivais sur les réseaux sociaux [https://www.instagram.com/uncancerencadeau]((@uncancerencadeau)), j’ai pu obtenir un soutien précieux. Elle a pris le temps de m’écrire, de me guider, et même de contacter l’infirmière-chef avec qui elle avait été traitée au Centre hospitalier de l’Université de Montréal. Cette dernière a communiqué avec mon équipe à l’hôpital de Saint-Jérôme, où c’était une première d’utiliser ce casque. Grâce à ces démarches, j’ai pu avoir l’autorisation que mon conjoint m’accompagne pour m’aider à installer les casques durant les traitements. Sans Sophie, cela n’aurait peut-être pas été possible. Je lui en suis profondément reconnaissante. Les casques demandent des concessions : • lavage des cheveux plus espacé • shampoing très doux • soins adaptés Mais pour moi, cela en valait la peine. Dix ans auparavant, lors de ma première chimiothérapie, je ne connaissais pas cette option. J’avais porté une perruque. J’étais plus jeune, mes enfants étaient petits, et je ne voulais pas que le regard des autres me renvoie constamment à la maladie. Je voulais continuer ma vie « normalement », accompagner mes enfants à l’école et à la garderie sans que tout le monde sache. À la maison, j’enlevais la perruque, je portais une tuque… mais à l’extérieur, j’avais bonne mine. Cette fois-ci, grâce aux casques, j’ai perdu environ 40 % de mes cheveux. J’étais moins garnie, mais je n’ai pas été complètement chauve. Les gens pouvaient peut-être remarquer un changement… sans forcément l’associer à un cancer. Pour moi, c’était immense. Oui, c’est un défi. Oui, c’est une aventure. Mais le cancer aussi en est un. Si vous êtes du type à relever des défis, les casques réfrigérants peuvent en faire partie. Pour moi, c’est une victoire de plus dans mon parcours. Aujourd’hui, je me sens gagnante d’avoir traversé tout cela. Isabelle P.-S. Je recommande également la lecture du livre [https://amzn.to/4tJXvUw](Un cancer en cadeau : apprendre, comprendre et s'outiller pour agir), qui m’a apporté des outils que j’utilise encore aujourd’hui.

Depuis 2023, toute personne souhaitant utiliser la méthode des casques réfrigérants peut être accompagnée, et ce, dans l’ensemble des hôpitaux du Québec.

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